lundi 28 juin 2010

Fête de la musique : 1ère partie - La caravane Dozo

La journée a commencé par la déambulation de la caravane Dozo dans Bobo-Dioulasso. Le départ a eu lieu à 9h, sur la place devant la gare ferroviaire (jolie gare, n'est ce pas?!). Les Dozos étaient précédés par le groupe de percussions Benkadi afin d'attirer les gens dans la rue!






Avant de continuer, on va faire une petite minute culture!!!

Qui sont les Dozos?

Le dõsoya (le fait d’être dõso) signifie posséder un savoir considérable sur presque tous les aspects de la vie: art de la chasse, médecine naturelle, pouvoirs mystiques. Le Dõso a aussi l'obligation de respecter un code de conduite morale et sociale particulier.Le dõsoya est très ancien. Pour devenir dõso, il faut obligatoirement être initié auprès d’un maître dõso. L’enseignement au dõsoya est global et conjugue théorie et pratique.

Etre dõso, c'est respecter rigoureusement les valeurs fondamentales de la confrérie:

• Valeurs spirituelles: chaque confrérie est dirigée par un grand maître, gardien de l’autel de la confrérie. Sur cet autel sont faits les sacrifices rituels sollicitant protection des membres et chasse fructueuse.

• Valeurs morales: dans la confrérie, l’image donnée par le chasseur est déterminante pour le succès de ses entreprises. Le dõso doit être un exemple de probité, il ne peut s'adonner aux vices: mensonge, vol, jalousie.... Le dõsoya est synonyme de respect. Respect des anciens et des ancêtres, de la hiérarchie, de l’autre, des codes de bonne conduite. Le dõso doit avoir un sens très élevé de l’honneur, de la dignité, de la loyauté et de l’humilité.

• Valeurs des savoirs: chez les dõso, le mérite se mesure, à ses acquis, à ses connaissances. L’élève dõso, apprend l'art de la chasse: pourquoi chasser, que chasser, quand chasser, comment chasser etc… Le dõso est aussi un « guérisseur »: il est initié à la médecine et à la pharmacopée naturelle et aux vertus thérapeutiques des plantes.

Un des signes extérieurs du chasseur dõso est sa tenue vestimentaire. Véritable tenue de camouflage, elle se compose d’un bonnet, d’une blouse et d’un pantalon resserré aux chevilles. Ces vêtements sont en cotonnades teintes aux couleurs de la nature avec des dominantes jaunes et vertes. Le bonnet et la blouse sont souvent rehaussés d’amulettes, de cordelettes et de morceaux de verre ou de miroir qui sont autant de protections contre d’éventuels ennemis et les mauvais esprits qui hantent brousse et forêt. Eléments distinctifs essentiels: le fusil et la queue d’un animal abattu en guise de chasse-mouches.

Fin de la minute culture! (merci internet)

Au cours de notre marche dans Bobo, nous avons fait deux escales :

- A la mairie : sur la photo suivante, vous pouvez voir le chef Dozo et le maire en blanc.



- A Dioulassoba, le vieux quartier de Bobo devant le chef du village. Là, les Dozos ont dansé et joué de la musique!






Quelques photos de la marche en ville :
















jeudi 10 juin 2010

Café concert au CCF : Faso Folikan















(j'essaye de mettre des vidéos bientôt)

La forêt sacrée du Kou

Le teck




La source qui alimente Bobo





Koumi

Le village de Koumi se situe à 16 km de Bobo, à côté de la rivière Kou. Il s'agit d'un village catholique et animiste. Il est divisé en 3 quartiers : quartiers des paysans, des forgerons et des griots. Les cases sont construites en banco et possède un étage. L'étage supérieur est réservé aux hommes, l'étage inférieur aux chambres des femmes et des enfants ainsi qu'à la cuisine.
Particularité de l'habitat bobo : une sortie est dissimulée dans l'un des murs de la case et cachée par une paroi de banco. Il s'agissait d'une "issue de secours" en cas de guerre.






A la lisière du village, on peut voir des trous creusées dans le sol. Il s'agit d'ateliers pour les femmes qui travaillent la vannerie. Ces trous maintiennent l'humidité et la fraîcheur qui permettent aux tiges de graminées de rester souples et malléables.



Les habitants de Koumi sont restés animistes. On peut voir dans le village les fétiches.





Une calebasse de dolo?



Juste pour le plaisir!

vendredi 4 juin 2010

Koro



Koro est situé sur la route de Ouaga, à une dizaine de kilomètres de la sortie de Bobo-Dioulasso. Il a la particularité d’être construit sur une colline granitique. Trois quartiers composent le village : le quartier des paysans, le quartier des forgerons et le quartier des Dioulas. Les deux premiers quartiers sont bobo, du peuple Bobo-Fing. Ils sont animistes, on peut donc voir leurs fétiches.




Le troisième quartier est occupé par les Dioula, peuple de commerçants, musulmans ou catholiques. Les trois quartiers se rendent des services mutuels. Du village, on peut voir les falaises de Banfora qui prennent naissance dans la région.

mercredi 2 juin 2010

Une action à soutenir

A Bobo-Dioulasso, comme dans la plupart des villes africaines, la ville connaît des pollutions importantes dues au rejet sans discernement des sachets plastiques utilisés comme emballages. Ces sachets « décorent » tristement les arbres, « tuent » les sols, entravent le drainage des caniveaux, favorisant la stagnation des eaux et la propagation de maladies hydriques (choléra, typhoïde) et du paludisme. Ils seraient la cause, selon le Ministère des Ressources Animales, de 30% du taux de mortalité des animaux.

L’association GAFREH, par son action, lutte contre ce que le ministère de l’environnement et du cadre de vie du Burkina Faso nomme : « le fléau que constitue les déchets plastiques et particulièrement les sachets plastiques ». Voila comment…

En 1995 a été créé le groupe d’action des femmes pour la relance économique du Houet (GAFREH) afin de contribuer à améliorer les conditions de vie des femmes de la région. Une des initiatives de ce groupe a été de créer un centre de recyclage des déchets plastiques. Ce centre emploie 60 femmes qui sont chargées de fabriquer des objets à base de sachets plastiques.



Tout d’abord, les sachets plastiques abandonnés après usage sont collectés à Bobo-Dioulasso et dans ses environs. Ils sont ensuite nettoyés



puis découpés en fines lanières de plastiques. Ces bandes sont alors assemblées,



filées et montées sur le métier à tisser.










Le crochet et le tricot sont également deux autres techniques utilisées dans la conception des objets.

Vous pourrez admirer leurs créations sur leur site internet : http://gafreh.ouvaton.org/